12.10.2009
Le Soldat Chamane - Le Renégat
Résumé du tome 6 du Soldat Chamane:
Afin de se sauver et de protéger ceux qu'il aime, Jamère a dû rendre les armes et se donner corps et âme à la magie.
Tenu pour mort par les siens, il se réfugie chez les Ocellions où, regardé comme un Opulent, il bénéficie du soutien de la femme- arbre et d'Olikéa, mais se trouve en concurrence avec un autre magicien, Jodoli. Dans cette culture qu'il apprend à connaître peu à peu, il va devoir affronter deux questions vitales : comment empêcher la guerre entre les Ocellions et les Gerniens de tourner au bain de sang et, surtout, comment convaincre son double, Fils-de-Soldat, de l'écouter pour éviter un massacre ? Il devra plonger au plus profond de lui-même et maîtriser sa magie afin de faire face à la fois au plus puissant des Opulents, Kinrove, et au royaume de Gernie.
Mon avis:
Robin Hobb m'avait plongée dans son histoire avec sa plume unique, mais jusque là l'histoire ne m'atteignait pas autant que la lecture du cycle de l'Assassin Royal. Mais talentueuse elle est, elle s'est rattrapée avec ce tome où on voit,ressent vraiment la déchirure de Jamère, de son identité et de la notion de la magie. Celle-ci n'avait jamais été autant présente et c'est peut-être cela qui me séduit encore plus dans ce tome 6.
Et j'aime la façon dont Fils-de-soldat prend possession de son corps, et comment Jamère est mit de côté. Jusque là, sa personnalité était agaçante de penser comme une malheureuse victime et j'avais donc l'impression que l'action était presque inexistante. Mais avec Fils-de-soldat aux commandes, ça bouge. Et ça me plaît. Le seul regret que j'ai, c'est qu'il aie fallu attendre le sixième tome pour ça.
17:25 Publié dans The reader | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2009
Geisha & fils de soldat
J'avais écris que je comptais lire d'autres genres d'Harlequins mais je ne l'ai toujours pas fais. Pas envie de me forcer à lire ces livres. Au lieu de ça, j'ai lu Geisha d'Arthur Golden et les trois premiers tomes du Soldat Chamane de Robin Hobb.
Je ne suis pas une bonne critique et je déteste noter des livres ou des films. Peut-être parce que j'ai toujours détester les notes d'écoles... Voir des 7/10 pour montrer qu'on a aimer ou pas un livre ou autre chose me laisse pantoise. Donc je ne laisse jamais de notation, ni ne fais de critiques approfondies. Ce n'est pas par flemme, non juste un non-talent de la chose, c'est juste que je trouve ça chiant (pas de censure entre nous, hein) et pompeux. Je préfère dire ce que j'ai aimé ou pas aimer.

Geisha d'Arthur Golden. J'avais entendu parler de ce livre à la sortie de l'adaptation cinéma. Je n'avais trouvé guère d'intérêt à cette période de lire ce livre ou de voir le film. Je préjugeai comme inutile de m'attarder à connaître la vie de prostituée de luxe japonaise (bouh, la méchante). Oui, on catégorise vite, hein. Et bien finalement, j'ai mis ce jugement hâtif de côté et j'ai dévoré ce livre. Même si au début, j'étais un peu dérouté par la narration et je me suis laissée emportée par les péripéties de Chiyo. J'ai mis du temps à comprendre que l'histoire était vraiment fictive comme la narratrice, même si c'était écrit sous formes de mémoire. Ca me laissait pantoise à certains moments mais l'histoire et les personnages ont finis par m'accaparer. Dans son ensemble, le livre a une certaine dureté par rapport à la façon dont Sayuri a été traîtée (comme bon nombres de femmes) cependant il y avait une douceur très touchante, et bien sûr quand j'écris ça, je pense au président. Je ne rentrerai pas au coeur de mes pensées concernant Hatsumomo, Mère, Granny, Mameha etc, mais tous les personnages sont touchants. Je trouve qu'Arthur Golden a fait un travail méticulieux pour écrire ce livre avec tant de précisions et sans lacune.
Le Soldat chamane de Robin Hobb. Après avoir lu l'Assassin royal et les Aventuriers de la mer, j'éprouvais à la fois une forme d'impatience et de méfiance à cette lecture. Je craignais que le livre soit décevant, plus bas que mes espérances. D'un certain côté, il l'est. On met du temps à entrer dans l'histoire. Les premiers chapitres ressemblent à des anecdotes dépourvus de sens et on ne voit guère la magie. Mais quand on la voit, on y tombe comme Jamère. C'est pourquoi je crois que c'est assez déroutant ou difficile de se laisser aller à la lecture de la conscience de Jamère dans le monde chamanique. Je ne suis pas sûre d'être clair mais je ne veux pas spoiler ou autre. A la suite de cette période, la suite de la vie de Jamère semble "morne" et il faut attendre le deuxième tome pour être pris par l'action ou plutôt l'essor, l'empleur de la magie et de la politique gernienne. Malgré les défauts qu'on pourrait prêté au Soldat chamane, il est envoûtant. Comme l'AR, il est écrit à la première personne suivant la vie de Jamère Burvelle, fils de la nouvelle aristocratie, né pour devenir membre de la cavalla.
Et maintenant, je n'ai plus qu'à attendre la sortie du tome 4 (en poche). Je crois que je suis hobbsédée.

17:41 Publié dans The reader | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2009
Emeraude est un grand roman
Quand je suis allée voir mon gran'père il y a quelques semaines, j'ai trouvé dans le vaste grenier la minime collection de livres que lisait ma gran'mère. Je ne m'étais jamais interrogée si ma grand-mère paternelle lisait, puisque j'ai toujours eu l'image d'elle en train de cuisiner un lapin (b...k) ou de s'occuper de son jardin. Oui, c'est un cliché dans tous les sens du terme, et ça ne me dérange en aucun cas. Mais ce n'est pas de ça que je voulais causer.
Car voyez-vous, j'ai découvert ce que pouvait lire ma grand-mère!
Des romans d'amour, mes chers lecteurs anonymes. Des Harlequins en puissance. En réalité, il n'y a qu'un livre qui est publié à la collection Harlequin, les autres sont des J'ai Lu "Aventures et passions". Tout un programme. Et bien oui, j'ai ramené une sacré pile de niaiseries à lire chez moi. Je suis encore toute retournée de savoir que ma gran'mère, cette femme si aimante et si surtout bourrue, se plongeait dans de telles aventures. Mais je l'imagine très bien en train de donner des noms d'oiseaux aux héroïnes quand elles réfléchissent. Tout un programme...
J'ai commencé par le Harlequin, bien sûr, surtout qu'il est classé dans "Grands romans". Bah, je vous assure qu'après avoir lu c'ui-là, j'suis pas tentée de lire les "petits" romans. C'a dû être pareil pour ma grand-mère puisqu'il n'y en a pas... Emeraude ou le rêve américain par Veronica Sattler, ou comment on passe de l'adolescente rebelle et battante à la femme mielle et soumise. Tout un programme, parce qu'on ne sent pas du tout l'évolution du caractère de l'héroïne. Et l'histoire d'amour, bah ça n'y ressemble pas. Mademoiselle Emeraude, qui n'est surnommée comme ça que deux fois dans le livre, rencontre l'amour de sa vie dans une taverne, qui l'aimera (dans tous les sens du terme) sans savoir qui elle est est et parallèlement, "Emeraude" apprend qu'elle doit obligatoirement se marier pour hériter de son défunt père. ... Le reste de l'intrigue est assez facile à prévoir, n'est-ce pas?
Pour un "grand roman", je le trouve plus petit après la lecture de La lune voilée de Karen Robards. Comme l'indique le titre, c'est du neuneu, de l'amour miel mais là au moins, on voit les personnages sous tous les angles (bien sûr...) , avec leurs lots de qualités et de défauts, de leurs aventures. Et il s'en passe des choses, au moins, on s'inquiète pour savoir comment Robards va boucler son histoire trois pages avant la fin alors que ses persos sont sacrément dans la merde. Et elle se débrouille pas mal. Et je trouve que Robards se débarasse vite de personnages secondaires en personnages invisibles. Mais qu'est-ce qu'il devient, le ptit Willie? é_è Par contre, le résumé du livre au dos est d'une nullité affligeante car il trompe assez le lecteur pas vraiment avide de Romans d'Amour:
"Elle n'était qu'une orpheline en guenilles errant dans les rues de Dublin. Connor d'Arcy l'arrache à cette vie de misère et ses caresses enflammées lui font découvrir un monde inconnu. Mais, aristocrate le jour, Connor se transforme en " Robin des Bois " la nuit et, bientôt, Caitlyn l'accompagne dans ses expéditions, volant l'Anglais pour nourrir les Irlandais affamés... jusqu'à cette nuit tragique où elle est obligée de trahir Connor pour mieux le sauver. Humilié, blessé, il la hait. Elle est mariée de force à un gentilhomme anglais, tandis que lui croupit en prison. Mais leur amour défie le temps et les hommes, et aucune cage dorée, aucun geôlier ne pourra l'entraver..."
Oui bon, aussi, le résumé est d'un cliché qui démontre bien la nature de l'oeuvre. é_è Mais j'ai aimé. Oh, et pour les petits lecteurs qui ont lu jusqu'ici, je vous copie-colle le résumé d'Emeraude:
"Pour ses yeux verts, il l'appellera emeraude. Quand Brianna, la dernière descendante des Merteuil, rencontre David, gentleman, aventurier, elle ne sait pas qu'un mystérieux testament la livrera corps et âme à cet homme...Elle a quitté Paris sous la fureur révolutionnaire pour retrouver le rêve américain: espoirs, trahisons, violence et passion sont au rendez-vous!"
Et après ces deux livres, je compte lire les autres de ma gran'mère, allez encore trois:
- Le mariage de Tilly de Catherine Cookson
- Héritage en Australie de Linda Lael Miller
- Viens, mon bien aimé de Pearl Buck (enfin un nom connu)
18:57 Publié dans The reader | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.07.2009
Retour au Pays
Au début, j'avais envie écrire un long post sur ma joie d'être retournée voir mon grand-père, les terres paternelles qui ont fait rejaillir tant de souvenirs. Pendant tout ce retour au pays, je me sentais bizarre: la nostalgie de l'enfance, la mélancolie et la tristesse du cimetière du village, le temps passé avec mon pépé et les retrouvailles avec ma famille éloignée. Si étrange, et pourtant, avec du recul, je crois que j'ai retrouvé une part de moi-même que j'avais perdu, que j'avais oublié au fin fond de ma mémoire.

Au début, je pensais écrire un long article sur la série de Robin Hobb, sur le dernier livre lu, Retour au Pays. Je pensais rentrer dans les détails de tout ce que j'aimais et ce que je n'aimais pas dans le cycle Assassin Royal et les Aventuriers de la mer. Ce sont des livres merveilleux, où Hobb maîtrise avec une main de chef un univers fascinant. Les personnages sont attachants avec leurs qualités et leurs défauts, qu'ils soient humains ou non. J'ai adoré détester Royal, Kyle Havre. Et Kennit, ah Kennit, un sacré personnage! Mais je me sens comme bloquée à vous décrire tous les sentiments et présentiments eu durant ma lecture.

Quand je lis une telle série de livres, je ne pense qu'à une chose: essayer d'imaginer, de créer, d'écrire un tel univers, une telle univers. Et je note et renote toutes mes idées qui s'accumulent depuis des années pour en faire quelque chose. J'aimerais tant essayer de faire une telle chose. Ecrire pour créer, pour rêver, pour partager mes folies, pour se libérer. Parfois, je me dis que je ne peux pas tout garder en moi, qu'il y a trop de choses à dévoiler. Mais à chaque fois, j'ai l'impression que mes regroupements d'idées ressemblent trop aux derniers livres que j'ai lu, que l'on me reprochera cette ressemblance. Je me fais tellement de films qu'au final, avant même de commencer, je bloque.
Au début, je ne pensais pas dévoiler cette telle idée, sur ce blog qui me paraît encore impersonnel, qui sera lu par des gens encore inconnus. Au début, je ne pensais pas que j'écrirai ça. Mais ça y est, c'est fait. Je pourrais l'effacer, le garder en brouillon mais pourtant... j'en ai envie. Comme j'ai eu envie de créer une catégorie juste pour le nom d'une chanson (de la planète Venus).
13:43 Publié dans Everything (that rises) must converge, The reader | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







